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Be back … désolé pour mes concurrents :-) mars 8, 2007

Posted by jmplanche in Chronique, Le con du mois, Pensées du jour, Witbe.
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D’ailleurs, j’en profite pour leur passer un petit message personnel.
Pas à ceux qui ne me lisent que dans la langue de shakespeare et dont l’argument ultime pour nous combattre est « ils sont français, ils sont loin, ils ne vous fourniront pas le service que l’on pourrait vous fournir nous » (désolé, nous avons prouvé que nous pouvions être, par exemple au Canada, aussi réactif que des Américains :-)), je parle plutôt à ceux qui disent bien nous connaître et prédisent depuis leur début :

  • que nous ne passerons pas l’hiver
  • que nous sommes une filiale d’un opérateur télécom (France-Télécom en l’occurence) et donc qu’il ne faut pas travailler avec nous !!!

Ces arguments d’arracheurs de dents du temps du far west m’ont toujours beaucoup amusé et je disais à mes commerciaux, « le chien aboye, la caravane passe », mais ce matin, en étant un peu immobilisé par force, j’ai eu envie de raconter ces histoires, ces pas belles histoires qui font, in finé, plus de tord à celui qui les distille, qu’à celui qui les subi.

En effet, quelle crédibilité peut avoir un concurrent à raconter de pareils sornettes ? Les relations commerciales ne sont elles pas basées d’abord sur la confiance et le respect ? Comment croire en quelqu’un qui dès l’entrée de jeu, va tout faire pour passer, discrétiter les autres, vendre n’importe quoi, à n’importe quel prix ?

Si seulement ces gens qui pensent, tout savoir sur tout, se rappelaient du conseil d’un vieux sage, expert dans son domaine … « Mieux qu’un ami, un client » !

Cela ne dure qu’un temps … c’est vrai, mais en attendant, c’est pénible de voir ces bassesses quotidiennes. Surtout que comme on dit « il n’y a pas de fumée sans feu » … et je crois me souvenir que c’est le même Monsieur qui distille ces manières d’un autre temps que nous avions embauché, dans une vie antérieurs et qui m’expliquait que la rumeur est quelque chose de sournois … « en effet, si je dis que ta femme te trompe … le ver est dans la pomme … ». Désolé, mais je n’ai jamais adhéré à ces procédés, je dois être trop naif ou peut être que je crois encore à certaines valeurs et que j’ai envie de faire du « business éco-responsable » et de pouvoir me regarder le matin dans la glace.

En tous les cas, cela m’a donné envie de raconter ce que j’ai vécu ces denières années, comment nous avons « passé » la bulle et vu des choses qui rendraient presque Dallas fade (çà vient … juste avant le bouquin … çà vient …) et :

OUI, nous avons passé tous les hivers …. nous avions même prévu d’avoir très froid pendant très longtemps (5 ans) … et nous avons tenu, grâce au talent d’une équipe remarquable, à une cohésion d’un noyau dur et à une force d’entrainement qui n’a d’égale que la chance d’avoir eu des intuitions justes.

OUI, nous sommes indépendants financièrement parlant, c’est à dire que nous (le management de la société) contrôlons encore plus de 50% du capital … ce qui n’est pas le cas de nombreux concurrents (« n’est ce pas messieurs les apprentis sorciers ?« ).
Qu’est ce que cela veut dire ? Et bien qu’il y a un pilote dans l’avion et que nous pouvons rester fidèle à ce que nous avons compris de notre marché et de ses besoins et surtout de ce que nous avons promis à un client !
Maintenant, corrolaire, cela ne veut pas dire que nous méprisons le haut de bilan et les partenaires financiers … bien au contraire et j’ai déjà eu l’occasion de m’exprimer sur le sujet. Nous aimons les VRAIS professionnels financiers, ceux qui aident les entrepreneurs à construire, ceux qui savent que les relations humaines se bâtissent dans le respect et dans le temps …

Et last but least … la devise de mon blog … « Never Give UP » !
Je me souviendrais toujours d’un article qui m’avait beaucoup « interpellé » dans un Wired de fin de bulle … de mémoire il disait qu’il n’était plus trop facile de faire fortune en lancant des sociétés qui se feraient racheter en centaines de millions de $$ et qu’il fallait viser les dizaines … mais surtout que si personne n’était venu pour vous racheter avant 2 ans (deux ans), c’est que c’était une mauvaise idée et qu’il fallait « jetter » …
C’est peut être cela « mon exception culturelle française » ou plutôt, avec une partie de mes origines, bien que né à Paris, « mon exception culturelle Berrichonne » … n’abandonne jamais … ce que tu as commencé, tu le finis !

A bon entendeur …

PS: pour le point 2, nous avons, entre autre, un investisseur (remarquable) au capital que je ne cesse de remercier car il nous a fait confiance dans des moments plus brumeux que ceux que nous vivons maintenant, il s’agit d’Innovacom. Innovacom est peut être très lié à France-Télécom, mais :

  • Si nous regardons la provenance de nos capitaux et si nous utilisons les arguments de nos « amis », nous pouvons dire que nous sommes plus filiale de compagnies d’assurance que d’un opérateur télécom. (de mémoire, France-Télécom a du mettre moins de 15% des fonds d’Innovacom 4 …)
  • Il est difficile de travailler avec France-Télécom et il faut vraiment avoir des produits uniques sur le marché pour vendre quelque chose … surtout en ces temps. Et je ne parle pas de tapis de souris … notre relation pseudo « privilégiée » n’y change rien.
    Il est bien évident que nous avons une vraie déonthologie qui nous permet de travailler avec des entreprises concurrentes dans leur domaine sans aucun effet de bord. Sans cela, nous ne serions plus là, à traiter de grands projets pour des opérateurs, depuis 7 ans … C’est aussi cela pouvoir se regarder dans une glace le matin ! mais maintenant, j’ai l’impression qu’une glace, cela ne sert pas qu’à se regarder dedans … 🙂
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Commentaires»

1. Sylvain - mars 11, 2007

Excellent article.
Défendre à tout prix son entreprise je trouve ça légitime. Que penser des gens qui estiment la valeur d’une entreprise à son age ?

2. jmplanche - mars 12, 2007

merci.
Quant à la valorisation d’une entreprise en fonction de son âge, je ne suis pas sur que cela soit trop de mise. Même dans un business traditionnel comme une boulangerie, j’imagine que l’âge de l’entreprise est bien moins important que sa progression, son chiffre d’affaire, son résultat économique, son équipe, son produit, son impact sur « l’environnement » …
Dans le secteur des NTIC, c’est encore plus flagrant … quasiment tous les grands sont nés après 1970 … et les grands de l’Internet ne pouvaient pas naître avant, bien sûr …


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