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Chronique ordinaire d’une haine ordinaire novembre 29, 2011

Posted by jmplanche in Journal de bord, Note du jour.
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Lot habituel des entrepreneurs, fait de hauts et de bas, la semaine dernière a été remarquable à plus d’un titre. Elle s’était plutôt bien déroulée, avec quelques grandes signatures et projets tant en France qu’à l’International, pour ma société. Bien avancée aussi, coté “société civile”. Nous progressions sur différents sujets d’importance et notre prochain Lab Réseaux & Techniques s’annonçait très bien et je trouvais même que la Hadopi avait plutôt bien réagi à une sollicitation complexe, urgentée par le discours du Président de la République en Avignon. Mais c’était sans compter l’inertie et l’entropie de notre petite planète « numérique ». Ce WE ce fut l’apothéose.

Eléments de contexte

Reprenons depuis le début et précisons les principaux faits générateurs de mon GAVAGE. (du verbe GAVER, premier groupe : action de casser les c* progressivement, lentement, sournoisement ou plus massivement et rapidement, appelant à une réaction dont les instigateurs s’étonnent ensuite de la virulence et crient à la vierge effarouchée)

Travaillant depuis plusieurs mois à tenter de faire passer tête par dessus cul à nos sujets du Numérique, au sein des Labs de la Hadopi (et ailleurs), nous apprenions que le Président, surement bien conseillé, par quelques « spécialistes », veut aller plus vite, plus loin. Soit.
La réaction de l’Hadopi ne se fait pas attendre. Plutôt que de tomber dans le piège d’une répression plus forte vers « l’Internaute » (et possible … souvenons nous, entre autre, du fameux article L336-2 du code de la propriété intellectuelle[1]) et de la promotion trop facile d’un filtrage généralisé, c’est une autre voie qui est choisie. Voie qui à le mérite, pour moi, de tendre à relever la tête du sable en regardant le problème en face et à ne pas tomber dans la facilité et la paresse intellectuelle en faisant la promotion de lieux communs dont on ne sait pas encore si les effets ne seraient pas pire que le mal. (licence globale, filtrage global … : CAO, Connerie Assistée par Ordinateur)

Résultat : #Hadopi3 et #FAIL

Résultat pénible de cette annonce de l’Hadopi : outre le n’importe quoi habituel (que l’on reconnaît généralement grâce au mot clé #Hadopi3), je ne compte plus les articles de gens qui décrivent pourquoi ce que dit / pense / fait la Hadopi ne peut pas fonctionner (ce qui se reconnaît généralement grâce au mot clé #Fail dans le titre) et mieux encore maintenant, dans une sur-enchère qui me semble volontairement et stupidement dangereuse.

Petite explication pour la suite … tant je m’interroge sur les motivations de quelques uns, autant vous préciser les miennes, surtout pour mes nouveaux lecteurs :
Le numérique m’ayant quasiment tout apporté, je tente à mon tour d’être utile et je passe beaucoup (trop) de temps à soulever les débats non structurants, traquer la mauvaise question et surtout tenter de faire reprendre sens à ceux qui ne cherchent qu’à exister CONTRE les autres. J’essaye de donner du sens et de l’ambition là où je ne vois que désolation, petit bras, faux sujets et occasion manquée.

Génération « casse-couille » ?

Je préférais encore la génération « jamais content », car elle au moins devient un moteur pour progresser et ne pas s’endormir sur ses acquis.
Ici, c’est l’inverse. On n’est pas dans la construction d’un mieux. Quoi que l’on fasse, « on » n’est jamais content mais pire … « ça » ne propose rien, « ça » n’envisage rien de possible ENSEMBLE car ce sont SES idées contre le reste du monde. J’avais eu envie de dire … mais si vous êtes si intelligent, montrez nous ! Expliquez nous ce que vous avez fait dans la vie, à quoi vous avez (sérieusement contribué), quelle valeur vous avez créée et même si ce n’est pas grand chose, venez, montrez nous. Parlons en …

Même mieux : vous ne savez pas ? ce n’est pas grave, nous allons partager, avancer ensemble. Nous allons progresser, construire. C’est aussi cela le passage entre les générations. Echangeons …

Et bien non … politique de la chaise vide et de la terre brulée.

  1. je ne viens pas, je suis au dessus de cela … et même si je te respecte (il faut bien quand même), ton « combat » n’est pas juste car il est au mauvais endroit …
  2. politique de la terre brulée … méthode Attila. Sauf qu’à l’époque des discussions « Hadopiesques », je disais à certains qu’ils fassent attention car il sera de plus en plus difficile de recoller les morceaux. Aujourd’hui, ceci tend à démontrer que les « politiques » n’ont pas le monopole de la mauvaise façon de s’y prendre.

Je dois dire que, ce « public » est nouveau pour moi. Jamais rencontré chez les entrepreneurs … parfois chez leur détracteurs. Cela n’existe pas plus dans notre monde de l’Internet … un monde de construction, d’essai / erreur et de possibles, d’acceptation de l’autre, de sa différence. Je me demande même si ce n’est pas l’apanage d’un monde qui se « politise » et envahit de plus en plus notre secteur. Exister par l’opposition farouche à l’autre … même si ses idées sont intelligentes.
Nous appellerons cela la rançon du succès, mais maintenant :

On arrête de jouer

Même plus envie. Pour se parler, il faut s’écouter. Or, « ils » n’entendent rien. Le minimum de valeur pour qu’un dialogue puisse avoir lieu est la politesse ainsi qu’une certaine idée du respect. Mais surtout l’envie … car pour dialoguer, il faut être deux. Le monologue était fatiguant … mais maintenant c’est gagné, on va arrêter de perdre du temps. Vous démontrez tout ce que nous redoutions et avez réussi à fatiguer même ceux qui vous comprenaient et tentaient de traduire et d’excuser vos gesticulations.

Après bientôt un an de travail, je reste confondu par la volonté de ne pas accepter la main tendue et de rejeter en bloc le tout. Etonné par la faiblesse de la proposition d’en face. Subjugué par la violence des paroles et des actes et leur peu d’intérêt. Tout ça, ce n’est pas mon monde. De quoi je parle me direz vous ?

Et bien de ça, par exemple.

Lisez bien les commentaires aussi, on reprend goût à la nature humaine, tant il y a tout … du bon, jusqu’à l’insulte (collabo). Je me dois de dire d’ailleurs, à ce sujet que je serais heureux de rencontrer en vrai ceux qui le pensent ou écrivent ce genre de choses … facile derrière un pseudo. Un débat d’idée serait très intéressant (doux euphémisme) … et plus si affinité, car ce genre de propos, tout comme les photos utilisées dans « cette tribune » ne me font pas rire du tout.

Je pourrais vouloir ne pas tomber dans le piège qui est tendu par @epelboin et qui vise, je pense, à augmenter le clivage en forçant ceux de bonne volonté à se positionner ou de guerre lasse, à baisser les bras. Certains auraient-ils peur ou auraient-ils quelque chose à perdre que notre démarche collective puisse avoir raison et aboutir ? Pourquoi tant de haine ? A quoi et à qui cela sert-il ? Quel est le but ?
A montrer que l’on existe et que l’on est plus « instruit » que l’autre ? A montrer que l’on en a une plus grosse que l’autre ? … Fabrice, tu ne savais pas encore lire que je découvrais la programmation et le LANGAGE (MDR) Basic … cool …

Et, à bien y réfléchir, je vais tomber dans ce piège. Ceci m’amène maintenant, confirmé par un précédent billet où les insultes ont volé bas, à ne plus attribuer le moindre crédit, ni pire l’envie de croiser ceux qui préfèrent à la construction, l’affrontement. Je persiste et signe. Je trace un chemin, contre vent et marée et en possible contradiction des « acteurs » ci-dessous. Après moi le déluge. Au moins nous, nous pourrons nous regarder dans la glace, le soir venu.

Ensuite, chacun se positionnera et fera comme il le sent, aussi bien dans le pire que dans le meilleur. Pour ma part et je l’ai déjà dit, je suis près au pire. Vous ne me ferez jamais taire, ni me résigner. Si je n’accepte pas le monde que vous souhaitez pour nous, si je n’entends pas que vous m’imposiez vos idées que je ne partage pas, je saurais en tirer les conséquences et continuer d’exercer mes « talents » ailleurs, avec mes camarades et ma famille en vous laissant dans la fange de votre propre incapacité à construire du sens, du collectif, du bien commun. En tous les cas, je n’ai pas passé 10 ans à construire de l’Internet, à « évangéliser » sans relache, à l’installer au cœur du plus grand nombre, 10 ans encore à aider ses nouveaux acteurs, pour en arriver là.

Ce que vous faites est impardonnable et il n’y aura pas plus de pardon que d’oubli … vous, les organisateurs  d’un vrai mouvement brownien fait pour créer, plus que du déplacement, de la chaleur. Vous êtes le frein de notre société, mais méfiez vous car mal refroidis, cela finit toujours par bruler.

Vous, les « ça ne marchera jamais »

Je me suis demandé si nous n’avions pas à faire à une génération CASSE COUILLE (désolé mais le mot est à la hauteur du problème) qui nous explique : qu’on y arrivera jamais, que cela ne peut pas fonctionner, qu’on est que des imbéciles, qu’ailleurs c’est mieux, que si on les avait écouté on n’en serait pas là … Avant, on disait même : « il leur faudrait une bonne guerre ».

Je suis toujours surpris que, quelque soit ce que la Hadopi propose ou proposera, il y en a toujours (et généralement les mêmes) pour dire : C’est nul, cela ne marchera jamais, c’est dangereux. Mieux, ça ne peut pas marcher car cela ne marchera jamais. Ils ne peuvent pas réussir, écouter et être un peu intelligent car ce sont d’irrémédiables idiots, qui n’écoutent rien et qui sont condamnés à se planter … et que de toute façon, ils n’y connaissent rien. Bon je passe, vous avez compris.

Ici, nous avons à faire à la négation de l’évolution (positive) de la condition de l’homme : Tout ce qui vient de l’Hadopi n’est pas bon car il n’y aurait jamais du y avoir d’Hadopi.
Ouais coco … mais les faits sont têtus, la Hadopi est là et la loi Hadopi existe tout autant que les discussions précédentes, que nous avons détestées et moi, peut être plus que vous. J’ai beau en regretter la genèse, tout comme je regrette que la métropole ne soit pas en Polynésie, je ne peux que m’adapter ou vivre dans l’illusion. Là aussi, les faits sont têtus. Taper avec ses petits points rageurs sur le sol ne sert à rien, sauf pour son égo peut être, en fédérant quelques groupies. Soit on a quelque chose à proposer, on le démontre et on y travaille. Soit on ferme sa gueule !
A la limite, on créé un journal satirique. Au moins on fait rire, si on en a le talent.

Mais franchement, on n’a plus le temps de jouer, compte tenu de l’état du monde d’aujourd’hui et de notre misérabilisme collectif numérique.

Vous, les « à quoi bon »

Oh vous les connaissez, vous en avez surement un autour de vous. Moi j’en ai de deux ordres. Ceux qui, à raison, m’expliquent, à la Général de Gaulle, que de toute façon « ils » ne comprennent jamais rien, que ce sont des bœufs et qu’il n’y a qu’une seule solution pour que cela rentre dans le rang : leur taper sur la tête et les éduquer à grand coups de « permis à point ».
Et … cela fonctionne.

Les « à quoi bon », lorsque ce sont des conversations de bistrot ne sont pas (trop) gênantes, juste un peu pénible tant il faut toujours se justifier et faire comprendre qu’une intuition juste ne se construit pas en se déclarant « spécialiste du numérique » et peut valoir toutes les études du monde.

Par contre, quand les conversations de bistrot envahissent l’inconscient collectif, jusqu’à certaines sphères de l’état, là, cela devient gênant.
Effectivement, on pourrait se demander à quoi bon éduquer un monde qui de toute façon est mauvais. On va le faire entrer dans le rang à grand coup de pied dans la figure, de lois, de répression, d’épuration, de civilisation et s’il ne comprend pas, on va lui couper la langue et les mains. Comme ca, il va en « bouffer » de l’Internet … Ici en l’espèce, outre couper les mains, on va s’arroger le droit d’usage du couteau et on va, tant qu’à faire, pour éviter de devoir y revenir plusieurs fois, couper aussi les moyens de s’émanciper, les valeurs de progrès de l’Internet, celles que je défends depuis … 25 ans. (¼ d’heure, j’en ai une plus grosse que mes amis d’en face). On va « épurer », « contrôler ». On veut du propre, du beau, du pas trop gênant et dérangeant. On va travailler à un monde meilleur, tel qu’il est écrit par les « consultants » et les penseurs autorisés et non tel qu’il pourrait être créé par ces principaux instigateurs. « On » sait, pas le peuple. De toute façon, « ils » ne comprennent rien. Autant leur dire qu’il ne faut pas manger trop salé, trop sucré. Ne pas fumer là où cela gêne et même que cela peut les tuer … ces cons ! Ils sont décidément trop cons, autant leur manger la laine sur le dos, puisqu’en plus, ils ne s’en aperçoivent pas, trop empêtrés qu’ils sont à surnager dans la merde qu’on leur organise.

Vous, les concombres démasqués

Ceux là sont mes préférés. Eux, ils ont compris ou plutôt pensent qu’ils ont compris et tentent à leur tour de manipuler l’inconscient collectif. Ils sont faciles à reconnaître car comme les gourous, ils manipulent la partie positive d’une pensée qui transcende et à laquelle on aimerait croire, pour en tirer un profit qui, pour le moment, me semble bien personnel.
Certains sont de bonne foi mais se satisfont de leur proche quotidien en refusant d’aller vers un vrai mieux véritablement collectif. D’autres par contre me rappellent les combats de mes « jeunes » années, lorsque nous tentions de « désenclaver » l’Internet et de le faire entrer chez tout le monde. A cette époque, le monopole du savoir était détenu par quelques-uns qui n’entendaient pas le partager si facilement. Les mêmes qui m’ont expliqué et surtout à nos prospects de l’époque que, venus de nulle part, nous n’y entendions rien et n’avions pas l’INSTRUCTION et l’INTELLIGENCE nécessaire pour nous occuper du sujet. Dommage … quelques années après, « ils » disparaissaient et nous devenions N°2 du marché Français. (2ème ¼ d’heure, j’en ai une plus grosse, qu’affectionne les vengeurs démasqués.)

Je pensais qu’ils étaient indispensables car ils étaient le cailloux dans la chaussure qui nous évite de nous endormir, qui nous permet de nous remettre en cause chaque matin quand nous nous levons et fait nous interroger sur la justesse de nos intuitions et de nos actes. Aujourd’hui, les voyant s’énerver, devenir plus qu’agressifs, je me demande si notre travail ne les gênerait pas. Et oui … et si la Hadopi était capable de produire du sens, de se mettre en action et de faire des choses, utiles au plus grand nombre ? Et si notre paris du collectif était en train de réussir ? Cela serait dommage pour des gens qui nous ont expliqué qu’au mieux nous perdions notre temps et qu’au pire nous étions des collabos, intéressés uniquement par l’argent … les cons …

Le problème c’est que l’opposition systématique, c’est comme la connerie … à un moment, cela devient gênant, comme le dit Audiard. On ne peut pas être dans l’opposition, critiquer tout et tous sans un minimum de « biscuits » en face. A un moment ce n’est plus suffisant, il en va de la crédibilité même des gens qui dénoncent un problème. Apporter des solutions sérieuses, c’est quand même un peu plus difficile que taper sur l’ambulance … surtout si c’est à la mode.

PS: visez plutôt le mépris ou l’intelligence du silence à ce billet Messieurs mes détracteurs ou si vous entendez répondre par un commentaire, surprenez moi, soyez bon.

« Car franchement, là, mes petits, l’homme de la pampa, parfois rude reste toujours courtois, mais la vérité m’oblige à vous le dire … vous me les brisez » menu

 

[1] En présence d’une atteinte à un droit d’auteur ou à un droit voisin occasionnée par le contenu d’un service de communication au public en ligne, le tribunal de grande instance, statuant le cas échéant en la forme des référés, peut ordonner à la demande des titulaires de droits sur les œuvres et objets protégés, de leurs ayants droit, des sociétés de perception et de répartition des droits visées à l’article L. 321-1 ou des organismes de défense professionnelle visés à l’article L. 331-1, toutes mesures propres à prévenir ou à faire cesser une telle atteinte à un droit d’auteur ou un droit voisin, à l’encontre de toute personne susceptible de contribuer à y remédier.

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Commentaires»

1. Fabrice Epelboin - novembre 29, 2011

Ouille… mauvais timing… Si le billet incriminé n’a pas la capacité – loin de là – à forcer les gens comme toi à prendre des positions claires et tranchées, celui de demain devrait te poser plus de problème.

Opération Popcorn, le début d’une longue série, où pourquoi Hadopi n’est vraiment pas le problème, et pourquoi les papys du réseau (en toute affection) vont bien être forcés de poser, eux aussi, un jugement radical.

Stay tuned 🙂

francois 2 - novembre 29, 2011

Rassure-toi, cela fait bien longtemps que les papys du réseau ont un jugement radical porté a cette situation… Cependant, en tant que papys, ils ont aussi une certaine aptitude a ne pas jeter tout par la fenêtre et courir se cacher dans la cave au premier coup de canon 😉

jeanmi - décembre 1, 2011

Bonjour, un lien vers le billet de désormais hier qui devait poser plus de problèmes svp ?
Merci

2. RilaX - novembre 29, 2011

Bon, j’ai pas 10 ans, et je ne me sent même pas vraiment visé par le fait de nous traiter de génération casse couille, mais je brule d’envie de dire : « c’est pas nous qu’on a commencé la politique de la terre brulée ».

Et ca, vous le savez. La rancœur que vous lisez chez les anti, ne viens pas de nul part. Elle a été créée et nourrit par ceux qui ont fait qu’hadopi existe. Les réactions à tout ce qu’elle propose (surtout quand ça viens d’un ordre de ce tant aimé président) sont tout a fait logique et compréhensible.

Des propositions ont été faites depuis 10 ans. Aucune n’a été suivi, le chemin inverse a même souvent été choisit. D’où le « qu’ils se demerdent ».

Spyou - novembre 29, 2011

Je « c’est pas moi qui ai commencé » t’as raison, c’est pas 10 ans, c’est 5 🙂

RilaX - novembre 29, 2011

Le soucis, c’est que depuis le temps, ceux qui ont fait adopter hadopi ont continué et continuent toujours sur la même voie sans issue.
Ils sont comme le titanic avec un iceberg en vue. Il ne changerons pas de cap, ils sont insubmersible. Vous avez fait le choix de monter a bord pour essayer de le détourner là ou d’autres n’ont pas voulu monter a bord prévoyant la catastrophe.
J’espère sincèrement que vous y parviendrez, mais vous l’aurez compris, je fais parti de ceux qui n’y croient pas.

Spyou - novembre 29, 2011

Je respecte la position extérieure … simplement, « le bateau » n’est pas celui que l’on croit.

Il faudrait monter à l’assemblée ou au sénat pour être dans le bateau dont tu parle.

3. Michel Guillou - novembre 29, 2011

On en parlera demain mais, franchement, tu te mets, comme disait ma grand-mère, « la rate au court-bouillon » pour pas grand chose; Toutes les opinions sont bonnes à lire et à entendre et tu n’es pas obligé de tout prendre pour toi, même si tu as la couenne dure.

Keep cool.

4. blouerat - novembre 29, 2011

Usant, vraiment. D’un « côté » comme de « l’autre ». Oui les questions sous-jacentes sont importantes (vitales ?), et cette guerre de clans en est d’autant plus fatigante. Alors, certes j’ai pas 25 ans de carrière, j’ai pas 25 ans en fait, mais honnêtement j’ai envie de tout jeter, cet article, l’article de Fabrice Epelboin, toute cette bullshit qui ressemble à s’y méprendre à une balle dans le pied. On prend un peu de recul et on met ce débat fielleux à côté d’internet, à côté de son potentiel, alors oui : c’est ridicule. Il y a des gens qui avancent sans se prendre le pied dans ce tapis élimé sur ce sujet et sur d’autres dans les labs hadopi et ailleurs, avec des rêves en tête et beaucoup d’énergie à revendre. Au final, si un jour on fait les comptes, il y aura des héros de l’ombre qui auront eu raison, on ne leur érigera pas de statue pas plus qu’on en a élevé à l’effigie de tous ceux qui ont fait d’internet ce qu’il est aujourd’hui. Notre ennemi c’est pas la Hadopi, pas plus que les antis-hadopi, l’ennemi c’est le status quo, surtout à la vitesse d’internet. Et puis internet sans les cons, c’est c’est la charrue sans les boeufs, le tenon sans la mortaise, bref, une nièce sans son petit oncle 😉

5. Gaëtan - novembre 29, 2011

Je vais répondre même si je ne pense pas être visé vu que j’ai rien dit et que ton texte n’appelle pas à réponse.
Je suis certes jeune mais il y a 10 ans j’avais envoyé des courriers aux députés européens pour les avertir du danger de la brevetabilité logicielle. J’avais gentiment eu aucune réponse (peut-être parce que je ne pouvais pas encore voter). Les années ont passées, une DADVSI, une Hadopi I puis 2 en passant par une Lopsi puis une Loppsi et rien n’a changé. Entre temps j’ai distribué quelques fois des tracts, essayé d’évangéliser autour de moi, … J’ai vu les tentatives des uns et des autres, dont la tienne à l’ARCEP racontée ici même.
Quand tu dis que lors des débats hadopi tu avais peur qu’il soit difficile de recoller les morceaux, je crois que la rupture est consommée. La volonté de contrôle d’une certaine idée de la démocratie et de la liberté d’expression rendue possible par l’Internet ne correspond pas à mes idéaux que je croyais républicains. Leur seule inflexion sur l’Internet a été de le considérer comme une source de profit via son impact économique sans vouloir assumer le rôle social.
Je me suis rendu compte que le sale jeune que je suis pourrait s’en sortir sur l’Internet, c’est mon boulot, c’est une passion, j’arriverai à chiffrer mon trafic, passer au delà des filtrages à la mord moi le nœud, changer de pays, etc… tout comme toi qui te dit prêt à utiliser ton AS pour y échapper. C’est une position transitoire mais qui risque de durer. Ces politiques sont là pour un moment car ce ne sont pas qu’une génération de vieux cons qui vont disparaître.
J’ose croire que personne n’a été forcé à voter pour ces députés, nous sommes peut-être pas toujours en phase avec la majorité de nos concitoyens. Il faut en assumer les conséquences, mais ni toi ni moi ne faisons les programmes de l’éducation nationale.
Ton implication au sein des labs est je pense sincère, mais vu les personnes aux commandes j’ai bien peur que ça ne rime pas à plus que de pisser dans un violon. La discussion se fait avant de légiférer pas après une fois que la décision a été prise. Je ne suis pas rancunier mais ça ressemble plus à du mépris qu’à une main tendue. De plus un « labs » d’une autorité lié à la propriété intellectuelle n’est pas le lieu pour parler de l’avenir d’Internet. Surtout sans garantie de résultat (ie de loi décente).
Plutôt que de parler de génération casse couilles, etc, tu aurais pu parler du No Future. Internet est le lieu où on peut construire notre futur, avec des règles équitables. Ces règles ne vont pas dans le sens d’une société telle que la notre, laisser des professionnels de la politique et des écrivains publics ou des vendeurs de bougies aller y dicter leur règle ce n’est pas acceptable, nous avons besoin d’utopie, tu cherches à nous la retirer on mord.
Tu es à un âge où tu a une vision claire sur ta vie, moi pas, leur contrôle j’en veux pas, et ce contrôle il ne concerne pas qu’Internet, donc oui on continuera de rire d’une institution monté par des guignols pour des pantins qui ont su attirer des gens bien.

Jean-Michel Planche - novembre 29, 2011

@gaëtan : rien n’est une question d’age. On peut être un jeune, comme un vieux con. Par ailleurs, relisez bien. Je ne suis pas pro / contre les anti. A l’époque où il y avait bataille, nous n’étions pas si nombreux que cela et certains, avaient beaucoup à perdre que d’avancer sans les masques pour s’opposer à la … mascarade.

Par ailleurs, je vois bien que l’émotion embue la vue et qu’on ne me lit pas. (j’ai des preuves . Donc juste une correction :

>nous avons besoin d’utopie, tu cherches à nous la retirer on mord.
MILLE FOIS NON … je ne cherche à RIEN RETIRER DU TOUT. Are you dreaming ? Ouvrez les yeux et pensez que le monde n’est pas aussi binaire que ce d’aucun vous explique.

>Tu es à un âge où tu a une vision claire sur ta vie, moi pas, leur contrôle j’en veux
>pas, et ce contrôle il ne concerne pas qu’Internet, donc oui on continuera de rire
>d’une institution monté par des guignols pour des pantins qui ont su attirer des gens
>bien.
Là, désolé, cela fini mal et tu verras … dans quelques années, tu te diras, mince … j’ai quand même raté la marche et ce type, il n’était pas si mauvais que cela. Il défendait une certaine idée de l’Internet que je partageais complètement et je me suis laissé abuser par les apparences.
Je ne suis pas un VRP ou le CM de la Hadopi. Je m’exprime en tant que moi et en tant que personne qui passe bcp de temps de façon ALTRUISTE (et oui …). Je dis juste que “mon” Internet, les efforts passés de quelques uns et les efforts présents d’autres ne méritent pas cela. Mais ne vous inquiétez pas, “mon” Internet resiste à tout, même à la bêtise humaine … et sur ce point, il est en passe de démontrer une résistance à tout épreuve.

Gaëtan - novembre 29, 2011

>>nous avons besoin d’utopie, tu cherches à nous la retirer on mord.
En fait le tu étais pas pour toi mais un tu général. Je dois faire des efforts d’expression

je crois aussi en la résilience d’Internet. Je ne te reproche pas ton investissement dans les labs, il fallait bien que certains y aillent. Après quand les médias, le monde en tête balance un hadopi 3 à venir forcément le lol part, l’échange de fichier existe encore malgré hadopi 1&2 et malheureusement on voit arriver le DPI à grand pas et toujours pas d’offre légale décente.
je vais dire un truc fou mais je trouve certaines communication de l’hadopi pas mal, notamment les rappels à l’ordre aux ayants droits sur le DPI. Par contre c’est une institution à plusieurs parties qui vont pas forcément dans le même sens, il faut trier le bon grain de l’ivraie. Et twitter pour la finesse c’est pas le format le plus adapté
La confiance n’est pas là, et ça c’est pas évident à reconstruire. Internet continuera à fonctionner sans hadopi, pas mieux, pas moins bien

Après les labs à 16h quand tu bosses et que c’est pas toi le patron…

Jean-Michel Planche - novembre 29, 2011

>je vais dire un truc fou
fait attention, on en a brulé et pendu pour bien moins que cela.

Le LabR&T, c’est à partir de 17h30 ce jeudi … tu vois, les choses ne sont jamais ce qu’elles ne semblent 😉
J’avoue ne pas encore avoir trouvé le compromis qui pourrait satisfaire tout le monde. Commencer à 19h n’est pas forcement non plus une solution.

Spyou - novembre 29, 2011

Mince alors ça va encore être de ma faute !

6. YoplaBoooom - novembre 29, 2011

Je ne participe pas aux débats (et vos pertes de temps avec les gens de reflets ou autre) sur le sujet habituellement, mais au lieu de mettre tout le monde dans le même panier, je pense que tu peux créer une catégorie de plus dans ta liste, une catégorie qui se refuse de toute façon à collaborer de près où de loin avec HADOPI pour les raisons qui sont liées :
1. aux conditions du vote et aux partis politiques qui ont porté cette loi d’une part,
Quelques rappels :
http://www.pcinpact.com/news/60696-wikileaks-hadopi-dadvsi-dcssi-surveillance.htm
http://www.pcinpact.com/news/60712-hadopi-wikileaks-dadvsi-carla-bruni.htm
http://www.pcinpact.com/news/56034-deputes-godillots-assemblee-nationale-hadopi.htm
http://www.pcinpact.com/news/51439-patrick-bloche-christine-albanel-hadopi.htm (sic)
http://www.pcinpact.com/news/49740-christine-albanel-hadopi-creation-internet.htm
http://www.pcinpact.com/news/50570-jean-francois-cope-hadopi-loi.htm
http://www.pcinpact.com/news/52988-point-godwin-snep-excuses-publiques.htm

2. d’autre part, est-il admissible dans le pays des lumières que l’on se permette de penser d’empêcher les gens de communiquer ? alors même que le droit et le parement européens ont désavoué plusieurs fois HADOPI.

Que tu ai pris la liberté de soutenir la HADOPI (et par la même d’accepter les conditions de vote et le principe de l’HADOPI) en participant aux labs (car c’est bien de cela dont il s’agit) est une chose, dire qu’il y a n’y a plus de débat possible est une autre chose et je ne pense pas que tu sois en position de l’affirmer pour les raisons évoquées.

Il y a un débat possible mais il faut d’abord repartir sur des bases saines et je pense que beaucoup de monde se refuse à le faire dans le sillage de HADOPI et des labs pour les raisons que je viens d’évoquer.

Donc qu’il y a une opposition systématique à ce qui touche de près ou de loin à HADOPI est au contraire respectable et compréhensif mais pas par tout le monde apparemment. Les conditions de vote de la loi n’ayant pas été respectables… je ne vois guère en quoi il faudrait participer à sa modification, il faut la supprimer, après on discutera.

7. Haifeji - décembre 1, 2011

Bon j’avoue qu’à partir du chapitre : « on arrête de jouer » je ne comprends pas où tu veux en venir, mais ça ne m’empêchera pas de parler et répondre.

La haute autorité est un symbole ou plutot plusieurs symboles :
celui d’une volonté politique qui a ignoré tous les avertissements et la réalité pour choyer un lobby,
celui de la défense d’une vision restreinte de ce qu’est la culture(les spots télés sont mensongers ou effarants de bêtise, sans parler de la médiocrité des soi-disant futures ouvres défendues),
celui d’un choix politique qui affecte autant de moyens à la traque des internautes sur le P2P qu’à la défense des citoyens qui sont de plus en plus fichés et surveillés..
Que ce soit sa faute ou non la HADOPI traine ces boulets. S’ajoute à cela le sentiment justifié ou non qu’elle est l’instrument du pouvoir en place voire de Nicolas Sarkozy qui compte comme super-pouvoir de donner envie de changer l’exécutif dès qu’il parle d’internet.

A cause de celà, à moins d’un vrai coup d’éclat, les actions de la Hadopi seront toujours jugées au mieux avec circonspection ou soupçonnées d’arrière-pensées politiques ( le faible nombre de personnes menacées de suspension, à l’heure actuelle, est vu comme une tentative de ménager l’électorat dans l’optique de 2012).
Alors oui, les rappels à l’ordre aux ayants-droits sont positifs, la stratégie sur le streaming et le direct download est autrement plus intelligente que la chasse aux utilisateurs(qui aurait de toute façon nécessité une nouvelle loi) meme si les écueils potentiels sont nombreux, ce qui laissent tout latitude de dénigrer à ceux qui détestent l’institution pour les raisons citées plus haut.

C’est positif mais ce sont vraiment de tout petit pas, les « internautes » qui considèrent être les agressés dans l’histoire attendent bien plus avant d’accorder leur confiance.
JMP, tu étais à un diner avec le président il y a un an avec des acteurs plus ou moins importants de la toile et d’internet. Quelques promesses et allusion faite pour quel résultat? les lois en i sont toujours là, et on a le CNN qui semble à mi-chemin du lobby de l’industrie IT et du comité alibi qui permet à l’exécutif de dire « nous sommes à l’écoute du monde du numérique », avant de caler des meubles avec les rapports fournis.

Je vais terminer en disant que la solution viendra de toute façon de l’offre et qu’il faut que le monde de la culture s’y penchent très sérieusement. En regardant par exemple, la plus grande réussite de vente dématérialisée :
Steam(jeux-vidéos), qu’ils lisent donc les interviews de Gabe newel son PDG, qui raconte à longueur de temps que le problème n’est pas le piratage mais la création de valeur et « l’expérience utilisateur » des clients, comment son entreprise a capté un énorme marché en russie(réputée etre le paradis de la contrefaçon de copyright) avec la bete idée de proposer ce que personne d’autre n’avait fait avant eux : des jeux traduits en russe.

Tant que cette transition n’aura pas été faite, que les bibliothèques que je m’échine à constituer sur deezer, spotify, grooveshark ou autre se retrouvent soudainement amputées pour des questions de segmentations géographiques de marchés, que l’accès à certains titres est interdit pour les mêmes raison, qu’on m’interdit de copier les fichiers que j’ai achetés ou qu’on ne me permet pas de les recharger en cas de pertes, l’argent restera sur mon compte en banque et je vaquerai à mes occupations sous le radar des ayants droits.

8. Eliette Nutellas - février 23, 2012

Les musiciens attaquent ces histoires sur l’hadopi : http://www.dailymotion.com/video/xox1zi_les-rois-de-la-suede-ta-liberte-de-voler_parniak Nul, nan ?


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