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Installation New-York : check janvier 19, 2012

Posted by jmplanche in Journal de bord, Note du jour.
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Suite de la saga Witbe à l’international, non pas Saga Africa, mais Saga America pour l’heure … saga qui commence ici.

Je vais sauter, pour le moment, le délicat « qui y va », un peu trop long pour mon CPU du moment et continuer dans le pragmatique.

Attention, aspirine, huile de coude, frayeurs … c’est l’étape de tous les dangers et de tous les plaisirs quant au final : TOUT FONCTIONNE et que vous avez la joie de fêter cela ensemble (photo). Mais la préparation et la débrouille restent les points clés.

Etape 4 : La logistique minimale

De quoi se poser : Ikea est ton meilleur ami … si tu survis 😉

Et oui, à New-York comme dans la Silicon Valley, ce n’est plus Frys ou les VC qui font la loi, mais Ikea.  Ikea … vous y êtes, je parle du génie du mobilier contemporain aux noms de meubles exotiques … sauf aux Etats-Unis.  😉
Notre équipe était déjà allée chercher le strict minimum, mais maintenant, il faut terminer … et la touche « féminine » est absolument indispensable pour différencier l’antre de l’agréable pour tous.
Pour ce faire, il faut du matériel et Ikea est le champion du rapport densité / encombrement. Résultat : cela a rempli totalement la voiture de location que nous avions eu le feeling de prendre en mode XXL. Mais surtout, ce sont plus de 600 kg qui ont été transportés et surtout … montés, comme vous pourrez le constater dans la petite galerie de photo à la fin de ce billet. Grand coup de chapeau à notre équipe, qui sait indubitablement tout faire.
Et oui, dans la technique, il faut savoir manipuler aussi bien le clavier que le fer à souder (nous y reviendrons dans le chapitre suivant) que le tournevis.

Ah, au fait … pour ceux qui ne le savent pas, Ikea, ce sont des endroits dont raffolent les femmes et beaucoup moins les hommes. C’est un véritable parcours du combattant et aux états-Unis, ils appellent cela « pick and delivery ».
Première étape, trouver ce que tu veux, ensuite avoir les références, puis jeu de piste dans l’entrepôt ou tu vas toi même charrier des tonnes de matériel (c’est le pick) et ensuite … le delivery : la double peine. Soit tu te fais livrer (ce que nous avons fait la première fois et cela s’est remarquablement bien passé), soit tu emportes toi même … ce que nous avons fait la deuxième fois pour des raisons de délais et … cela s’est un peu moins bien passé pour mon dos. J’exagère un peu car il est possible de demander de l’aide, il parait qu’il y a des esclaves bons samaritains qui vont tout cela pour toi : ils gagnent le paradis !

Ah aussi, important, tous les Ikea ne se valent pas. A New-York, en gros, soit tu vas à l’Ikea de Brooklin et généralement, il manque toujours une bricole qui fait que tu jures de ne plus jamais y revenir. Avantage, c’est le plus facile d’accès. Soit tu vas à celui à du New-Jersey, bien mieux achalandé et là, c’est la double peine. Si tu ne t’y prends pas bien, (ie: aux mauvaises heures) tu dois passer le fameux Lincoln tunnel et là, déjà tu comprends que tu vas passer une mauvaise journée. Je ne me souviens plus bien de la phrase exacte, mais nos amis américains disent que « le trafic à NY est un cauchemar, sauf qu’un cauchemar dure moins longtemps qu’un embouteillage ». Et bien c’est vrai. C’est pire !!!

Au fait, si un jour vous avez un coup de blues ou vous voulez vous amuser, je vous conseille de fréquenter la partie « do it myself »  (livraison / emportement) des Ikea, c’est absolument ENORME et surtout assez rassurant sur l’ingéniosité de la nature humaine. Faire entrer 3 chariots de meubles chargés comme jamais, plus un tableau de 4m x 3 dans un SUV … vous comprenez mieux le titre de mon blog : NEVER GIVE UP !!! 😉

Sans oublier …

Là, Ikea ne peut rien pour nous, il faut aller « dans le dur ». Il n’y a pas que les meubles dans la vie. Je ne veux pas parler du babyfoot, du billard, du flipper … « so 2000″. Non, je veux parler des outils de re-socialisation, absolument indispensable à toute société « high tech » qui se respecte, avec de vrais gens, qui travaillent …

  • Le « fridge«  … et non le bridge, pintade de correcteur d’orthografe 😉
    Le bidule pour conserver quelques liquides, à la bonne température. C’est sûr qu’il faut cela à New-York car la température monte aussi vite (jusqu’à 30°C) qu’elle ne descend parfois bien en dessous de 0°C. Vous me direz que c’est dehors. Oui, mais à voir notre installation de chauffage, qui tient autant des locomotives à vapeur que notre climatisation de la centrale nucléaire, on préfère prévoir.  😉
    En plus, c’est facile, notre voisin sur la 23ème a absolument tout en stock.
  • La machine à café et là soit on se la joue « quand on en a besoin, il manque toujours un truc » et « cochonneries  à 1m2 à la ronde » : je veux parler de la machine à café avec des filtres, du café moulu … etc. Soit on se le fait #whatelse et on travaille en mode SaaS / Cloud, c’est à dire en OPEX : bref, le truc coûte un oeil en capsules, mais au moins, on contrôle un peu la QUALITE de la chose. Bref, vous m’avez compris, George Clooney a encore gagné.

Communiquer … et dans communiquer, il y a *** (censuré)

Et pendant que Free lançait son offre à 2 € / mois et que nous nous gargarisons de l’Internet le moins cher du monde, nous, nous débattions avec les offres Téléphonie / Mobile et Internet de nos amis Américains. Alors après pas mal d’études et de préparation, voici la configuration retenue :

  • T-Mobile pour les mobiles … avant, nous étions sur ATT. Là, c’est le même ordre de grandeur de diminution des coûts que Free promeut, sauf que l’abonnement n’est pas à 19,99 € mais plutôt aux alentours de 50 $ / mois. (le nouveau, pas l’ancien ;-))
  • Dans la catégorie Internet, les vainqueurs sont …. Verizon et TimeWarner Cable. Et oui, ceinture et bretelle, nous avons Cable et ADSL.
    Nous avions bien commandé de la fibre (FIOS), mais à New-York, rien n’est simple. A un immeuble près, vous avez ou vous n’avez pas la fibre. Si vous avez la malchance de ne pas être équipé, il faut que votre immeuble représente un potentiel suffisant pour amortir les frais et cela ne semble pas se presser … faute de concurrence sans doute. Certains parlent d’un coût de près de 70.000 $ … surement de mauvaises langues. Maintenant, il parait que le maire a compris le potentiel des startups et de l’IT et va faire des choses. On attend de voir avec impatience.
    Les débits sont meilleurs sur le Cable que sur l’ADSL. Mais autre surprise, le système d’information des opérateurs est TRES BIEN FAIT. Il est automatiquement détecté que vous êtes dans un immeuble d’entreprise et on vous bascule sur une offre … entreprise. La différence avec la grand public ? pas grand chose, sauf que c’est beaucoup plus cher. 😉
    Encore une surprise, l’adressage avec des adresses IP fixes est … très cher … et cela fait même partie de l’abonnement mensuel. Et oui. Je pensais qu’il n’était pas possible de vendre des adresses IP … on me démontre qu’on peut très bien les louer. Trop fort !
    Donc nous avons sur TimeWarner un adressage « à la grand public » et sur Verizon nos propres adresses, des adresses IP fixes … enfin, UNE adresse IP fixe. 😉
    Tout cela est géré, VPN, redondance de liens (quand un casse, cela route automatiquement sur l’autre), par un routeur / switch de derrière les fagots, configuré par notre CTO, « aux petits oignons ». J’oubliais, par défaut, on sort sur Timewarner (plus rapide, disais-je) et la VOIP est routée sur Verizon.
    Résultat en photo … câblage pas très propre, on fera mieux bientôt. En fait, le locataire précédent a démonté sa baie et a juste laissé une réglette pour le brassage. C’est déjà gentil, j’en connais en France qui auraient coupés tous les fils pour obliger de tout recabler.
  • Dans la catégorie voix … là, c’est encore plus compliqué. Nous avons du Verizon (PSTN) et parce que cela commençait légèrement à agacer et faire cher, nous avons maintenant du Trunk SIP, via … Skype, avec N° locaux. Et vous savez quoi ? Cela fonctionne TRES BIEN et c’est surtout beaucoup, beaucoup moins cher que via l’opérateur classique. (une ligne du trunk SIP, c’est moins de 7$ /mois, une ligne via Verizon, c’est 68 $ / mois) C’est cher, non ? 😉 Et attention, il y a encore plus cher : 550 $ pour venir « installer« , comment dire … ?  no comment !
    Je prédis que l’IP va leur faire très mal à nos chers opérateurs un peu trop historiques … mais à ce stade, ce n’est plus une prédiction, c’est une certitude. Sauf à faire durer le plaisir et à ce jeu, certains sont très forts.
    La partie PSTN est ce qui a été le plus compliqué (et cher disais-je). Nous avons utilisé un IPBX de chez GrandStream, qui semble donner toute satisfaction pour le moment. Le plus gros problème a été de rendre indépendantes les lignes téléphoniques fournies par Verizon. En effet, aux Etats-Unis, vous pouvez avoir facilement 2 lignes indépendantes. Elles sont généralement câblées via RJ11 sur 4 fils et les téléphones un peu intelligents là bas savent gérer. Evidemment, un autocom classique ne sait pas faire. En plus, autre subtilité, l’opérateur vous route les lignes de façon indépendantes. Bref, si vous avez deux numéros et deux lignes, quand une première ligne est occupée, son numéro sonne … occupé. Bref, c’est un méli-mélo curieux de centrex, dépendant / indépendant. Première opération, trouver un splitter dédoubleur. On trouve cela dans tous les Radio-Shack, pas besoin de recabler. Ca permet de sortir depuis une RJ11, L1, L2 et L1+L2. Ensuite, il n’y a plus qu’à brancher dans l’IPBX.

Etape 5 : les voyages …

Une fois n’est pas coutume (de ma part), félicitations à Air-France. Au moins sur Paris / New-York, il n’y a pas photo, ce sont et de loin les meilleurs. Je ne devrais pas le dire trop fort, ils risquent de se reposer. Par contre, attention à la compagnie qui assure le vol. Si vous prenez un billet Air-France et vous retrouvez transporté par Delta, là, c’est déjà une autre ambiance. Surtout quand on sait qu’Air-France opère un A380, que j’ai eu la chance d’utiliser pour notre retour. En fait, le gros problème aux US, ce sont les distances et les voyages nécessaires et là, point d’Air-France. Delta, US Airways, American Air line règnent en maître et c’est plutôt « rough » … surtout quand on compare à d’autres … (en Asie ou aux Emirats … suivez mon regard)

Mais bon, on est aux Etats-Unis … la terre de tous les contrastes et moi, j’aime !

Ah, au fait. Air-France ce n’est pas donné comme compagnie. Mais il y a moyen de diminuer beaucoup la facture. Déjà, il faut quelqu’un de compétent qui s’occupe des réservations et de la logistique. Mais ensuite, il faut jouer un peu la fidélité pour monter le plus vite possible en « miles » et en « miles status ». A partir de ce moment-là, il y a toujours un moyen, si on si prend un peu à l’avance, pour payer moins cher et une partie en miles. Je n’en dirais pas plus, mais juste qu’au final, au bout d’un certain moment, cela paye.

Suite … au prochain numéro, pour le moment :

photos : A380witbe

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