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Il paraît que les idées ne valent rien et seul compte la réalisation … mars 7, 2012

Posted by jmplanche in Journal de bord, Note du jour.
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Et oui, j’aime toujours les gens qui annoncent leur propre vérité, leur vision … inutilement clivante. J’ai d’ailleurs toujours été surpris par ces histoire pavloviennes de crowdsourcing, de demander à ses client ce dont ils avaient besoin … jusqu’à ce qu’un autre que moi, un peu plus connu, Steve Jobs, explique le contraire. 😉

Et l’histoire de Caddie me fait un peu penser à cela. Initialement, une grande idée, mais une entreprise peut-être maintenant plus tournée vers la réalisation ?
Il devait y en avoir de bons gestionnaires chez Caddie, de grands théoriciens du business issus d’écoles de commerce prestigieuses. De grands logisticiens. Ils devaient même être une sorte d’évolution Darwinienne d’un système qui s’est optimisé au fil du temps mais … patatrac, la belle machine est aujourd’hui en cessation de payement. La crise est surement l’une des causes, mais est-ce la seule ?

Si j’en crois leur site Web, Caddie est née en 1928 et de ce que je vois, à vraiment innové et travaillé différents secteurs (trop ?), qui semblent intelligents, même si on imagine des métiers, des contraintes et des scalabilités, très différents :

La marque est connue dans le monde entier. Une société de 500 personnes … ce n’est pas rien. Mais travailler avec la grande distribution et des acheteurs professionnels doit laisser des traces. Depuis au moins 2008, la société perd de l’argent. Et cette année, malgré semble t’il un redressement de son chiffre d’affaire, les 10 millions de perte semblent être les 10 millions de trop.

Mais le système semble être difficilement scalable, tant par son marché, forcement mondial et donc très couteux, ses besoins, sans oublier des frais de personnel. A trop vouloir en faire, on mal étreint ? Aussi, lorsque des financiers vont venir pour faire leur travail, j’ai très peur pour l’avenir d’une entreprise qui force le respect. Les recettes sont connues et conduisent trop souvent à de la vente à la découpe, à de la spécialisation sectorielle, à de la sous-traitance dans des pays à bas coût de main d’œuvre … bref, à faire pas forcément mieux, mais moins cher.

Et je me prends à rêver …

Et si le FSI (le Fond Stratégique d’Investissement) entrait dans la danse ?

Et s’il pouvait amener le capital patient nécessaire à ce genre de dossier, pour renforcer d’un coté ses fonds propres et aider coté BFR mais pour permettre aussi de transformer, modifier l’entreprise en la faisant entrer vraiment dans le XXIème siècle.

Et s’il s’était organisé (le FSI) un peu comme Benchmark Capital et avait un vivier d’entrepreneur à résidence, prêts à regarder le sujet et amener leur vision neuve et leur réseau de relation. Et mieux encore …

Et s’il n’était pas trop tard pour que Caddie prenne le train du numérique ?

Vous imaginez ce qu’il serait possible de faire et le business potentiel ?
Caddie pourrait se ré-inventer comme un support et une aide à la transaction dans un univers immatériel, grâce à ces supports matériels.

Et pourquoi n’est-ce pas Caddie qui a « inventé » le business du « delivery du last mile » comme Kiala ? Pourquoi l’entreprise semble t’elle condamnée à plier des fils de fer ? Faute de visionnaire ? de patrons / actionnaires ? d’envie ? d’ambition ? On me dira trop loin de leur business model initial … ah bon ? Franchement, des casiers à bouteille pour le grand public, c’est aussi lointain. Et même si un peu de RFID dans un chariot est un bon début, il est possible d’aller bien plus loin, avec les bons moyens.

Je rêve … sans doute, tout comme Roland Acra, fondateur de la société Arch Rock, rachetée par Cisco, qui m’avait montré de jolies possibilités pour des supermarchés lorsque l’on équipe des Caddie de petits capteurs en mode Mesh.

En attendant, croisons les doigts pour les collaborateurs de Caddie et le futur de la société !

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Commentaires»

1. cutugno - mars 7, 2012

Peut-on faire un parallèle avec Peugeot, autre entreprise qui dispose d’un noyau dur d’actionnaires descendants du fondateur qui certes garantit la stabilité de l’actionnariat mais empêche egalement les évolutions trop radicales du modèle économique ou de la stratégie. Les actionnaires – héritiers Peugeot ne sont pas étrangers à la crise que traverse PSA qui a conduit à l’entrée de GM au capital pour éviter la faillite, comme chez caddie.

2. mosquito - mars 9, 2012

Ah… Caddie.
Caddie, comment dire, un parfum d’une autre époque, des cadors connaissant tout, n’ayant jamais besoin de rien.. à l’image de leur responsable informatique, qui…

non, STOP. Je vais devenir méchant. Ce n’est pas le but. Pas ce soir.

Et en plus, un concurrent direct à moins d’une demi-heure de voiture (Wanzl).

Ceci dit, Jean Michel, est-ce une fin en soi de se faire racheter par Cisco ? Ou apple, ou Google, ou Microsoft ?
Le rêve de toute start up (ou société, finalement) est de se faire remarquer pour se faire racheter par une boîte US ?
Le pire, c’est que c’est vrai. Triste constat.
Mettre en évidence ses qualités, sa créativité, ses innovations, pour avoir comme seul objectif de se faire racheter par des boîtes US dont le principal argument est d’avoir des millions et des milliards de dollars (merci Brettonwoods, l’abandon de l’étalon or, Nixon, Giscard, toussa toussa), et un marché intérieur pesant à lui tout seul l’équivalent de tout la CEE réunie.

admin - mars 9, 2012

>Caddie, comment dire, un parfum d’une autre époque, des cadors connaissant
>tout, n’ayant jamais besoin de rien.. à l’image de leur responsable
>informatique, qui…
C’est drole ce que tu dis, je l’ai beaucoup rencontré en France ce genre de comportement et je pourrais en citer des sociétés qui n’ont besoin de rien … et même des gens qui préfèrent acheter à d’autres (des sociétés étrangères) et à qui tu te contiens de leur demander s’ils pensent vraiment rendre service à leurs enfants … quand le travail intéressant sera ailleurs et qu’ils n’auront plus que leurs yeux pour pleurer. Le plus intéressant est qu’ensuite, ces mêmes gens, quelques années après, tu les retrouves … et tu les retrouves dans le besoin. Et là, tu ne sais pas comment leur dire. Tu hésites par charité chrétienne ou non de parler de la loi du Talyon … Tu as du mal à leur dire que si nous en sommes là tous et eux compris, c’est qu’ils n’y a pas de hasard et tout n’est pas forcement exogène …

>Ceci dit, Jean Michel, est-ce une fin en soi de se faire racheter par Cisco
>? Ou apple, ou Google, ou Microsoft ?
je ne pense pas avoir dit cela. Ce n’est JAMAIS une fin (sans jeu de mot) de se faire racheter. C’est un moyen. Je n’ai *AUCUNE* estime pour ceux qui ont cette stratégie dès la naissance. (et qui vont se planter 99,9% des fois)

>Le rêve de toute start up (ou société, finalement) est de se faire
>remarquer pour se faire racheter par une boîte US ?
non, pas du tout. Du moins pas dans mes copains. D’ailleurs, j’ai un billet en préparation sur le sujet. Histoire de parler des réussites « atypiques » 😉

3. flav - mars 14, 2012

Il paraît que les idées ne valent rien et seul compte la réalisation …

Non, c’est l’ensemble qui compte.

admin - mars 15, 2012

Explique le aux HEC alors …


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