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Entrepreneurs, the final count down ! janvier 23, 2013

Posted by jmplanche in Journal de bord, Note du jour.
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J’ai toujours aimé la propension des polytechniciens à vouloir dominer le monde en l’expliquant par des équations.
Et le dernier essai « Utilité, tempérance, risque & initiative » de celui qui se force à être « au numérique » ce que Fienlkraut ou BHL sont à la philosophie ou Mme Minitello à l’Internet n’en fini pas de m’interpeller. 😉

Est-ce de l’humour ? Est-ce sérieux ?

Si j’étais vraiment optimiste et sans expérience aucune, je pencherais pour le premier. C’est forcement drôle, car en plus déjà fait sur d’autres sujets. La mise en équation de son rapport à l’argent, c’est aussi du déjà vu, mais à ce stade, y mêler l’initiative, la tempérance et surtout … l’UTILITE, ça c’est nouveau. Mais à mieux y réfléchir, quant on voit les trésors d’intelligence que « la finance » met à tenter à tout « scorer« , tout prévoir, tenter l’illusion du contrôle, jusqu’à même créer ses propres modèles pour faire évoluer les variables à son avantage (fast trading) …. ça fait peur.

Quant on voit que toutes ces grandes machines à penser (je n’ai pas dit penseur), se sont sévèrement trompés, en négligeant le grain de sable dans la mécanique, ça fait peur.

Quant on voit qu’ils ne pouvaient pas imaginer que d’autres, avec une autre vision, puissent avoir raison, ça fait peur. Pire, quant on voit qu’ils pouvaient craindre pour leur confort que d’autres aient raison contre eux et qu’ils n’ont rien fait ou plutôt tout tenté, ça fait extrêmement peur.
L’histoire est pleine d’anecdote, mais j’ai peur que plus le monde avance, plus il se « normalise » et ne confisque encore plus le champ de l’innovation à quelques fous, comme ceux qui ont fait voler le plus lourd que l’air au début du siècle dernier, ou inventé tout ce qui façonne encore notre monde d’aujourd’hui.

Tout cela me rappelle que lorsqu’il a fallu faire le moteur de série (si l’on peut dire) le plus puissante du monde, Ferdinand a su aller chercher les bons ingénieurs. Mais quant il a fallu faite une voiture et non un avion, on a mieux compris l’intérêt d’avoir racheté Bugatti et le savoir faire de ceux qui avaient créés, avec beaucoup de talent et d’inspiration l’EB110. De vieux Italiens qui n’étaient pas que des inconnus car ils avaient déjà conçus la Ferrari F40, avec certainement encore moins de polytechniciens que d’équations.

Plus récemment, cela me rappelle aussi un article d’un fond d’investissement qui se targuait d’avoir fait évoluer ses modèles de scoring en ajoutant quelques variables, grâce aux réseaux sociaux. En effet, ils avaient découverts que ceux qui avaient fait Stanford, buvaient du Diet Pepsi avec modération, utilisaient plus le vélo que la voiture, faisaient du sport, portaient des pantalons bleus, ne fumaient pas, habitaient un numéro pair, ne possédaient pas de serpent chez eux, ni d’enfants d’ailleurs, réussissaient mieux (ie: meilleur retour sur investissement pour le fond) que les autres …

VIVE LE BIG DATA !

On se promet une époque formidable … et le dernier touitte qui m’arrive pendant que je finalise ce billet, est de circonstance.

Comprenons nous, je ne raille ni la science qui s’apprend, ni nos amis. Je dis juste que si les mêmes causes reproduisent les mêmes effets et si l’histoire se répète sans cesse, ce n’est peut être pas un hasard.
Ne pourrions nous pas donner plus de place à la différence, à l’association des talents ?
N’arriverions nous pas à progresser plus vite et mieux, en servant des intuitions juste, qui ne sont jamais le fruit de modèle économétriques. Et pour le moins, ne serait-il pas venu le temps d’avoir plus de respect pour ces intuitions, ne serait ce par égard à toute le difficulté de mise en oeuvre ensuite, dans un monde fait pour l’uniformisation et la mise en équation par ceux qui ont plus le bagage scientifique pour vous prouver, comme cela m’a été dit un jour : « qu’avoir raison trop tôt c’est avoir tort ».

Et qui dit uniformisation, dit forcément et malheureusement, nivellement vers le bas, mais ça, c’est un autre sujet, pour un prochain billet.

En attendant, on peut accepter un monde qui veut tout régir, tout mesurer, de l’autorisation à Entreprendre jusqu’à l’utilité … mais on peut aussi le refuser.

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