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Comment la société fabrique du malheur> Loi de Murphy juin 30, 2014

Posted by jmplanche in Journal de bord, Note du jour.
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loi-de-murphyUn incident réseau ou plutôt deux incidents en cascade, de deux causes différentes ce Week-End et l’émotion légitime induite chez les gens qui sont les « gardiens du temple » chez nous, m’ont donné l’envie d’écrire ce petit billet.

Evidemment, c’était le Week-End, évidemment, c’était la nuit, évidemment, non pas un seul incident simple, mais deux en cascade, difficilement prévisibles. Difficilement prévisible, vraiment ?

Il y avait un endroit où l’un de nos fournisseurs de fibre avait une faiblesse : cela a cassé là.
Il y avait un endroit où électriquement nous avions une faiblesse, cela a cassé là.

Alors que faire ?

Etudier tout comme si le pire pouvait arriver : oui bien sûr. Dans l’Internet, on fait toujours comme cela. Mais est-ce suffisant ?

On peut mettre bretelles ET ceinture, double bretelles et doubles ceintures, si ça doit casser, cela cassera. C’est la vie …

3_singesEt généralement, on prend assez mal la chose. D’ailleurs qui prend « bien » un problème ?
On le prend avec « mauvaise grâce ».
En ne voulant pas voir au delà des apparences. En reportant la faute sur l’autre, sur « pas de chance » sur la fatalité et en final sur soi même car cela fini toujours comme cela, consciemment ou non : c’est de MA faute, MA TRES GRANDE FAUTE. On en fini par se blamer, se blinder. On ne veut plus voir, plus entendre, plus parler … on pense, on « imagine » et on en fini par se faire une philosophie de la vie tout à fait dommageable :

J’imagine le pire comme cela, je ne suis jamais déçu

Mieux encore, certains ont écrit les tables de la loi de l’emmerdement maximum, alias, « les lois de Murphy ». Oh vous en connaissez certaines (la célèbre loi de la tartine de beurre). Et je ne résiste pas à vous en citer quelques-unes d’assez « savoureuses » :

– tot ou tard, le pire se produira,
– dès que vous annoncez quelque chose : si c’est bien, cela ne se produit pas, si c’est mauvais, cela se produit,
– quand tout baigne, il y en a forcement un qui coule,
– les désagréments de la vie quotidienne ne sont pas le fruit du hasard : la vérité est que le monde entier vous en veut personnellement,

Bon, vous voyez le principe ? Je vous attache d’ailleurs ici, un « recueil » de 92 pages sur le sujet, pour en rire, bien sûr …

Alors que faire allez vous me dire ?

Déjà, c’est à chacun de répondre à cette question. Nous touchons ici à l’intime, au personnel. Si vous vous complaisez dans le malheur et les emmerdements, libre à vous. Continuez. Pas certain que cela soit très bon pour votre entourage, mais bon, c’est votre choix. Pas certain que cela soit le mieux pour vous, mais libre à vous. (vous pouvez alors arrêter la lecture ici)

5517Et sinon ?

1/ REFUSER

Ce n’est pas la fatalité. REFUSER la fatalité. Cette satané fatalité qui faisait dire à « Chéri Bibi » (le héros de Gaston Leroux), FATALITASSSSS !!!!!La fatalité, c’est l’excuse des inconscients.Déjà reconnaitre le problème, SON problème. Ce n’est pas de la faute des autres.

2/ VOIR

Ne plus regarder passivement les choses mais les VOIR vraiment, d’un oeil différent. Tout incident, tout problème est généralement source d’enseignement. Qu’est ce que cela veut dire ? Qu’est ce que cela nous montre ? Comment utiliser cet évènement pour ne pas reproduire les mêmes conséquences. Voir c’est comprendre et traverser la difficulté. Ce n’est pas refuser l’obstacle. Voir, c’est éviter de tomber dans le piège que je cite souvent :

« les même causes reproduisent les mêmes effets »

3/ RECONNAITRE

Ensuite, une fois la difficulté, savoir se retourner et apprécier ce qui a été fait. OK, nous avons eu un problème, mais depuis, qu’est ce que cela a permis ? Quelle nouvelle organisation a été mise en place ? quelle nouvelle solidarité, énergie, envie cela a permis de débloquer ? quels enseignements cela a permis de tirer ? Quelles nouvelles opportunités ?
Se retourner en arrière et faire un bilan de ses actions, le soir, en fin de mois, d’année … cela a toujours du bon. Il ne s’agit pas des voeux du matin ou du 1er janvier que l’on trahi faute de volonté suffisante dès le lendemain. Non, juste de regarder objectivement qu’aujourd’hui est mieux qu’hier … et l’apprécier.

4/ CHANGER

Si ca n’est pas le cas (si cela ne va pas mieux) … et bien avoir le courage de changer.
Reconnaitre qu’on a toutes les clefs dans ses mains. Corollaire du FATALITAS, je peux donc faire quelque chose. OK, peut être à mon « petit » niveau et bien c’est souvent suffisant. Et si ca ne l’est pas à la hauteur de ses espérances … baisser ses espérances et relire mon billet précédent sur l’espoir. 😉

Parfois on se fait beaucoup de mal en pensant ne pas être à la hauteur des choses, que l’on ne peut pas agir à cause de … Et souvent, on ne regarde pas tout à fait de la bonne façon. Une partie de la solution est dans nos mains.
Alors bien sûr, tout ne changera pas en un jour. Mais sur la durée, j’ai expérimenté que cela fonctionne et je ne suis pas le seul. Attention, je ne parle pas d’un faux sentiment de « positivisme« . Vous savez le « tout va bien, je vais bien … ». Souvent ridicule, car utilisé comme un but par certains alors qu’au mieux, c’est un emplâtre sur une jambe de bois. Mais c’est déjà moins pire que le négativisme général des loi de Murphy. On en reparlera.

5/ CONFIANCE

Pas de faux positivisme, je parle d’autre chose. Un sentiment plus libérateur. Une sorte de « confiance », confiance en soi, confiance dans les autres, confiance dans la vie. Quelque chose qui forme pour certains la loi universelle d’attraction. « On n’attire que ce dont on a besoin. »

Cela nécessite un certain « lâcher prise » … hors, malheureusement, l’humain est ainsi fait qu’il veut tout contrôler. Certains m’ont souvent entendu parler de la différence entre le contrôle et la maitrise. J’en ai même fais mon métier, appliqué à l’Internet, à l’informatique, aux télécommunications …
Je dis souvent que la solution est dans la MAITRISE, qui force souvent à lâcher une partie du contrôle. Tout vouloir contrôler est impossible, donc cela ne doit pas rendre malheureux. Par contre, il faut quand même avoir des informations liées au contrôle … mais dans un but de maitrise, pas dans un but de contrôler pour contrôler.

Et est-ce que cela fonctionne ?

6/ Et bien probablement pas … ou pas toujours

Car il manque une chose très importante : TOUJOURS FAIRE DE SON MIEUX.

Je n’ai pas dit de toujours faire LE mieux, c’est à dire ce que l’on projette comme une sorte de perfection qui ne peut jamais être atteinte. Non, toujours faire de SON mieux. Et là, cela fonctionnera  assez souvent pour nous faire entrer dans un autre cercle, beaucoup plus intéressant et vertueux.

Essayez ! qu’avez vous à perdre !!!

Essayez et vous me direz ce que vous en pensez. Les commentaires sont là pour ça.

PS: il manque encore un petit quelque chose … on verra si vous pensez à la même chose que moi 😉

RE-PS : message de remerciements à mes Mozarts … on ne saura jamais à quel point derrière chaque GRANDS SERVICES, il y a des GRANDS !
Merci !!!

 

Crédit photo : ici, et

 

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