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En mai, fais ce qu’il te plaît … juin 2, 2015

Posted by jmplanche in Journal de bord, Note du jour.
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Screen Shot 2015-06-02 at 10.10.50 AMEntre Jack et Léon, la tension est à son comble.

Pas un jour ne passe sans que je ne vois un article de type: Léon est un con ou, Jack taille la route, l’herbe est plus verte ailleurs. Un peu caricatural et risible ? Oui, car il vaut mieux en rire que de regarder en face la choix qui est laissé à nos enfants par les illusions que la société leur met dans la tête, aidés par certains « bons » génies.

Alors reprenons depuis le début:

imagesA ma gauche, Léon. Léon est parti à l’étranger pour y vivre une autre aventure. Léon ne trouvait pas chaussure à sa taille en France sans doute, un peu écoeuré par l’ambiance ou stimulé par le challenge, va savoir. En tous les cas, bercés d’illusions et de croyance, il a eu le courage de partir et de faire sa vie ailleurs. Léon regarde parfois vers l’Est et les informations qui lui parviennent ne lui donnent pas forcement envie de rentrer : chomage, peurs, clivage, société de la méfiance et de la surveillance généralisée … même l’exception culturelle française ne fait plus battre le coeur de Léon au bon rythme. Entre Game of Throne et « plus belle la vie », entre le samedi soir devant la TV d’Arthur et Netflix à San Francisco, New York, Denver ou Atlanta … Léon a choisi.

intothewild5A ma droite, Jack. Jack est à l’école ou vient de démarrer sa vie. Jack ne sait pas trop ce qu’il va faire. Jack n’a rien à perdre. De partout, Jack entend que la France c’est nul, que cela ne va pas, que le seul moyen est de réduire les déficits et de lutter contre tout, le racisme, la haine sur Internet, Internet et tout le reste. Jack est à l’étroit dans ce monde qu’on lui a fabriqué et pour l’instant qu’il subit. On a toujours dis à Jack ce qu’il devait faire, ce qu’il devait penser. Jack n’en peut plus, il étouffe et « ailleurs » apparait comme meilleur. Jack veut fuir. Fuir sa propre condition, sa propre réalité. Jack utilise quotidiennement de l’Apple, du Google, du Facebook. Jack ne comprend pas pourquoi ces produits, ces services semblent lui tomber sous le sens et pourquoi il ne voit pas de telles initiatives à sa portée depuis la France. Jack se sent mal. Et donc Jack veut partir. Fuir …

 

Et au milieu, les apôtres, ceux qui disent :

Qui a raison ? Pourquoi faut-il qu’il y ait un camp qui ait tort ? Pourquoi ne peut on pas juste expliquer, parler, échanger. Pourquoi tous les sujets en France doivent ils toujours être « tranchés » et tranchants ?
Même des débats simples laissent des arrières gouts amères. Un arrière gout que l’on s’écoute à peine, par force, mais que l’on ne veut pas s’entendre.

Oui, Léon a raison … on a énormément de mal à embaucher de « bons » profils en France. Alors pourquoi pas leur passer le message que l’on peut faire aussi de belles choses depuis la France. Quant à ceux qui s’étonnent qu’il n’y ait pas plus de postes pour des étrangers en France … cela sera le thème d’un nouveau billet. Trop long et TRES compliqué. On n’en est pas encore à importer en masse les cerveaux des autres … Mais n’oubliez jamais qu’il faut du temps pour faire un homme et quelqu’un qui pourrait grandir et s’épanouir en France peut se bruler dans une autre culture, trop vite, trop tôt …

Oui, Jack a raison …on n’enferme pas les gens, mais s’agit-il vraiment de cela ?

J’aimerais dire à nos jeunes, aux moins jeunes, à ceux qui sont partis et ne sont pas encore formatés par l’illusion d’avoir raison envers et contre tous, à ceux qui ne sont pas encore partis :

  • l’herbe n’est pas plus verte ailleurs. Chaque pays, chaque aventure est intéressante et de toujours se rappeler que ce n’est pas la destination qui compte, mais le voyage,
  • qu’il faut savoir prendre son temps, du recul. Qu’il faut savoir écouter sa voix intérieure et non ce que disent ceux qui crient le plus fort et qui finissent par nous convaincre du contraire de ce qu’il nous faudrait,
  • que la vie, ce n’est pas espérer être heureux ailleurs, ni regretter ce que l’on a pas fait,
  • que l’important est ce que l’on fait au PRESENT. Le lieu n’est pas essentiel. L’avenir n’est que la projection d’une illusion. Il ne dépend que de ce que l’on fait au présent,
  • qu’il y a de très belles opportunités à l’étranger, mais qu’il y en a aussi de très belles en France,
  • que l’horizon ne se limite pas à un choix très limité entre startups et SSII,
  • que Statups ne rime pas forcement avec Apple ou Google et que cela n’a même rien à voir,
  • que Startups en France ou ailleurs n’est pas le synonyme absolu et obligatoire de fun, innovation, ambition, épanouissement …
  • que Startup devrait être un moyen, pas un but. Le but est l’Entreprise, avec un grand E, venant du mot : ENTREPRENDRE. Qu’ENTREPRENDRE, ce n’est pas sale, ce n’est pas moche et ce n’est pas forcement créer une « boite« . (terme que je déteste)
  • Qu’ENTREPRENDRE n’a que peu de rapport avec ce que vous voyez des outrances de certains (grands patrons parachutés, sociétés irresponsables, salaires mirobolants …)
  • que si nous ne voulons pas être colonisés par d’autres, être transformés en con-sommateurs, il nous faut aussi pouvoir penser, créer, nous développer, ENTREPRENDRE DEPUIS LA FRANCE.

ENTREPRENDRE, c’est être conscient de sa vie et de sa responsabilité vis à vis d’elle.
ENTREPRENDRE, c’est refuser la fatalité et ceux qui vous disent « vous n’y arriverez jamais » ou « je pars chez Google et toi ? ahhh, tu restes avec les nuls ? »
ENTREPRENDRE ce n’est pas rêver sa vie, mais vivre ses rêves.

Et qu’ENSEMBLE, on est plus fort. (désolé, ils m’ont même piqué l’un de mes slogans)
Et oui, tout le monde n’est pas fait pour faire dans la startoupe et on peut très bien s’épanouir dans une Entreprise en ENTREPRENANT, avec ce que l’on imagine de l’esprit startup. On peut ENTREPRENDRE partout, matin, midi et soir et de partout, que l’on soit dans une Entreprise ou dans la fonction publique. Que l’on soit dans le médical ou en office notariale. Il n’y a aucune fatalité.

Alors, RESPIRE … arrête toi un moment. Arrête les bilans. Arrête les es-poires.
Arrête de regarder en arrière. Arrête de rêver que demain sera mieux quand tu seras là bas. Arrête de dire que tu ne reviendras jamais.
Stop … RESPIRE … et écoute ta petite voix. RESPIRE et vois comment tu peux changer tout cela.

Change the world n’est qu’une illusion. C’est la dérivée première du « rêve américain ». « Sois le changement que tu veux voir ! « 

En Mai, fais ce qu’il te plait … mais en pleine conscience s’il te plait. Sans illusion, sans chimère que la société n’a cessée de t’inculquer. Sans regret, sans peur, sans râler pour tout et rien, sans voir la paille dans l’oeil de l’autre, sans dire que ce n’est pas de ta faute responsabilité, sans penser que l’on n’y arrivera jamais.

Ca te paraît manquer d’ambition ? Chiche ! Vas y … Entreprends ta vie. Tente le sourire à la prochaine personne que tu rencontres. Tu vas voir, c’est pas si difficile. Vie au présent et après, tout te deviendra plus simple et tu feras le bon choix :

Ni Jack, ni Léon. Celui de TOI !

crédit photo: livre que je n’ai pas lu, mais qui a peut être un sens, sait on jamais 🙂

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